La réelle interview : La raclette de Jean-Marie
La Gazette : Comment avez-vous rencontré Jean-Marie ?
La raclette : Je me trouvais dans le rayon bricolage du Cora. Un jeudi matin, à la première heure d’ouverture de l’hypermarché, un jour à moins 30% avec la carte Malin, il est arrivé dans ce rayon réservé aux professionnels, m’a bien observé, regardé attentivement mon étiquette et m’a mis dans son caddie avec d’autres ustensiles à bas prix. Je suis passée sur le rouleau de la caisse réservé à Monsieur Bonnes Affaires et enfin, vu le grand jour et pris la direction du Pichet, dans les toilettes pour hommes.
La Gazette : En quoi avez-vous été utile à Jean-Marie ?
La raclette : A ma grande stupéfaction, d’une main ferme, il m’a empoigné vers des hauteurs. De l’escabeau, il m’a levé telle la flamme olympique. Je me suis presque sentie comme une tibétaine en détresse… Mais c’était pour la bonne cause ! Le papier de cet endroit si pudique était jaune, âgé et ridé. Alors, je me suis mise au travail. Des heures de grattage (pas pour la Française des Jeux), avec dix minutes de pause entre chaque exercice. Pire qu’un dimanche matin au parcours santé !
La Gazette : Comment qualifiez-vous le travail de Jean-Marie ?
La raclette : Pour une première expérience professionnelle, il ne s’en est pas trop mal sorti. A dire vrai et vous le constaterez vous-même, il reste du papier sur le mur…. Mais je compatis. Le papier à décoller était sur du béton (non armé). Tant qu’il en restera, je ne dormirai pas sur ma tranche. Ma mission est terminée. A mon collègue Pinceau de prendre le relais. J’entends déjà ses poils hérisser à l’idée de travailler avec Jean-Marie…

